par Jérôme Revillier
Dollar en hausse
Nous voilà à la fin de ce premier trimestre tant redouté, et finalement si peu surprenant.
Il est bon de faire un petit bilan.
Tout d'abord, jetons un oeil sur le Dollar Index.
Bloomberg.com : Dollar Index premier trimestre 2010
Le billet vert a connu une progression assez régulière et affiche désormais une hausse de plus de 5%.
Ce mouvement est principalement dû à deux effets :
*
La hausse du discount rate par Ben Bernanke, pourtant sans effet direct sur la devise, mais qui a entraîné les plus vives spéculations sur un resserrement monétaire.
*
Les problèmes de dettes en Europe et en Grande-Bretagne qui inquiètent de plus en plus les agences de notations. J'y reviendrai.
Marchés en hausse
Les places actions se sont bien reprises après un petit saut d'humeur en début d'année, nous laissant croire à une prise de conscience collective de la situation.
Mais c'était sans compter sur la phrase magique de la Fed qui garantit des taux bas pour une période prolongée. Cette expression est devenue un véritable piège qui, dès qu'elle disparaîtra du communiqué officiel, devrait amener une volatilité et des mouvements conséquents.
En attendant, tout va bien dans le meilleur des mondes et les actions grimpent dans une synchronisation parfaite comme l'atteste ce graphique où vous retrouvez en jaune le Nikkei, en vert le Dow Jones et en orange l'Eurostoxx 50.
A croire que la situation en Asie, en Europe et aux Etats-Unis est la même.
Doutes et risques en hausse en Europe
Les sources d'inquiétudes ne manquent pourtant pas et l'on peut se demander ce qui pousse les indices toujours plus haut.
Ce matin même, une rumeur de dégradation de la note de la France circulait dans les salles de marché, nous montrant clairement que la crise de confiance ne fait que commencer.
La Banque d'Espagne a estimé que le chômage pourrait atteindre 19,7% et que le PIB pourrait chuter de 3,7% dans son pays.
Je n'évoquerai même pas le cas de la Grèce qui a tant fait couler d'encre et qui doit désormais emprunter 20 milliards d'euros avant fin mai pour rembourses ses échéances. Même si l'émission d'hier s'est bien passée.
En Asie aussi...
Au Japon, c'est la demande intérieure qui reste en panne, les dépenses des ménages ont reculé de 0,5%, alors que les analystes attendaient 1,5% de hausse.
En Chine, c'est la bulle du crédit qui menace toujours d'imploser et le coup de frein que s'apprête à mettre Pékin sur l'accès au crédit devrait plonger pas mal de ses partenaires dans le doute. A commencer par l'Australie.
Ainsi que chez les Saxons...
En Grande-Bretagne, les exportations ont finalement rebondi après la déception du mois dernier. Le problème étant que ce rebond est dû à une nette dévaluation de la livre sterling, elle-même menacée par le retour de l'inflation.
Et enfin, aux Etats-Unis, on ne sait pas comment expliquer au reste du monde, que la perfusion doit s'arrêter.
Désormais, le patient est totalement dépendant, rendant très difficile le diagnostic vital quand les assouplissements monétaires anesthésiants devront laisser la place à la rigueur d'une cure de désintoxication de liquidités.
Les problèmes de la zone euro ne font que commencer
Comme je l'évoquais lors de mon dernier article, le franchissement à la baisse du support à 1,3430 $ ouvre la voie vers de nouveaux plus bas.
Et même si depuis ce matin la monnaie unique semble se reprendre, je reste convaincu que les problèmes de la zone euro ne font que commencer.
L'euro reste sous pression
Techniquement, le croisement des moyennes mobiles à 100 et à 200 jours ne fait qu'appuyer la thèse d'une nouvelle vague de baisse à venir.
Le prochain support se situe à 1,2880 $.
Ce scénario serait invalidé en cas de passage prolongé au-dessus de 1,3820.Euro short : Les problèmes de la zone euro ne font que commencer
par Jérôme Revillier
Mardi 30 mars 2010
Dollar en hausse
Nous voilà à la fin de ce premier trimestre tant redouté, et finalement si peu surprenant.
Il est bon de faire un petit bilan.
Tout d'abord, jetons un oeil sur le Dollar Index.
Bloomberg.com : Dollar Index premier trimestre 2010
Le billet vert a connu une progression assez régulière et affiche désormais une hausse de plus de 5%.
Ce mouvement est principalement dû à deux effets :
*
La hausse du discount rate par Ben Bernanke, pourtant sans effet direct sur la devise, mais qui a entraîné les plus vives spéculations sur un resserrement monétaire.
*
Les problèmes de dettes en Europe et en Grande-Bretagne qui inquiètent de plus en plus les agences de notations. J'y reviendrai.
Marchés en hausse
Les places actions se sont bien reprises après un petit saut d'humeur en début d'année, nous laissant croire à une prise de conscience collective de la situation.
Mais c'était sans compter sur la phrase magique de la Fed qui garantit des taux bas pour une période prolongée. Cette expression est devenue un véritable piège qui, dès qu'elle disparaîtra du communiqué officiel, devrait amener une volatilité et des mouvements conséquents.
En attendant, tout va bien dans le meilleur des mondes et les actions grimpent dans une synchronisation parfaite comme l'atteste ce graphique où vous retrouvez en jaune le Nikkei, en vert le Dow Jones et en orange l'Eurostoxx 50.
A croire que la situation en Asie, en Europe et aux Etats-Unis est la même.
Doutes et risques en hausse en Europe
Les sources d'inquiétudes ne manquent pourtant pas et l'on peut se demander ce qui pousse les indices toujours plus haut.
Ce matin même, une rumeur de dégradation de la note de la France circulait dans les salles de marché, nous montrant clairement que la crise de confiance ne fait que commencer.
La Banque d'Espagne a estimé que le chômage pourrait atteindre 19,7% et que le PIB pourrait chuter de 3,7% dans son pays.
Je n'évoquerai même pas le cas de la Grèce qui a tant fait couler d'encre et qui doit désormais emprunter 20 milliards d'euros avant fin mai pour rembourses ses échéances. Même si l'émission d'hier s'est bien passée.
En Asie aussi...
Au Japon, c'est la demande intérieure qui reste en panne, les dépenses des ménages ont reculé de 0,5%, alors que les analystes attendaient 1,5% de hausse.
En Chine, c'est la bulle du crédit qui menace toujours d'imploser et le coup de frein que s'apprête à mettre Pékin sur l'accès au crédit devrait plonger pas mal de ses partenaires dans le doute. A commencer par l'Australie.
Ainsi que chez les Saxons...
En Grande-Bretagne, les exportations ont finalement rebondi après la déception du mois dernier. Le problème étant que ce rebond est dû à une nette dévaluation de la livre sterling, elle-même menacée par le retour de l'inflation.
Et enfin, aux Etats-Unis, on ne sait pas comment expliquer au reste du monde, que la perfusion doit s'arrêter.
Désormais, le patient est totalement dépendant, rendant très difficile le diagnostic vital quand les assouplissements monétaires anesthésiants devront laisser la place à la rigueur d'une cure de désintoxication de liquidités.
Les problèmes de la zone euro ne font que commencer
Comme je l'évoquais lors de mon dernier article, le franchissement à la baisse du support à 1,3430 $ ouvre la voie vers de nouveaux plus bas.
Et même si depuis ce matin la monnaie unique semble se reprendre, je reste convaincu que les problèmes de la zone euro ne font que commencer.
L'euro reste sous pression
Techniquement, le croisement des moyennes mobiles à 100 et à 200 jours ne fait qu'appuyer la thèse d'une nouvelle vague de baisse à venir.
Le prochain support se situe à 1,2880 $.
Ce scénario serait invalidé en cas de passage prolongé au-dessus de 1,3820.