Forexpros - Les options sur l'or étaient en difficulté vendredi, se retrouvant à leur niveau le plus bas des deux dernières semaines, tandis que le dollar U.S. se renforçait sur d'angoisse liée à la possibilité de chaos qui découlerait d'un éventuel défaut de paiement souverain de la Grèce.
Sur la section Comex de la bourse aux matières premières de New York, les contrats sur l'or à échéance pour avril se sont échangés à 1 723.95 USD de l'once à la clôture des échanges de vendredi, cédant 0.54% pour leur seconde semaine de recul d'affilée.
Ils avaient des chances de trouver du soutien à court terme à 1 706.85 USD, leur plus faible valeur depuis le 26 janvier datant de vendredi, et de rencontrer de la résistance à 1 754.95, leur plafond du 9 février.
Les dirigeants politiques de la Grèce avaient dégagé jeudi un consensus très attendu concernant les conditions exigées par les bailleurs de fonds internationaux en l'échange des 130 milliards d'euros des fonds de sauvetage.
Le parlement grec devaient désormais approuver dimanche les coupes budgétaires afin de pouvoir y avoir accès.
La peur d'un défaut de paiement fortement dommageable est montée d'un cran en fin de semaine après qu'un membre secondaire de la coalition hellène tripartite au pouvoir ait refusé d'accepter le plan de rigueur et offert sa démission.
L'agence de notation Fitch Ratings a pour sa part confirmé son opinion selon laquelle la Grèce manquera à ses obligations même en cas d'obtention des fonds de secours.
Cette nouvelle a poussé les investisseurs à éviter les valeurs les plus risquées, notamment les actions et les monnaies les plus rémunératrices, préférant s'en tenir aux valeurs sûres comme le dollar U.S. et les bons du trésor américains.
L'indice dollar, reflétant les performances du billet vert par rapport à un panier constitué de six de ses principaux rivaux, a quand à lui repris 0.54% de son côté pour se situer à 79.11.
Certains acteurs du marché ont également encaissé les bénéfices leurs positions afin de couvrir leurs pertes subies ailleurs, alors que d'autres les liquidaient par peur d'une baisse plus prononcée.
Même si l'or est souvent perçu comme un refuge dans les temps d'incertitude économique, l'aggravation de la crise de la dette de la zone euro n'a guère stimulé le métal précieux, freiné par l'affaiblissement de l'euro et le renforcement du billet vert.
Les prix se sont toutefois extirpés de leur creux après que le CME Group, opérateur du Comex, ait réduit de 12% la quantité de liquidités nécessaires à l'établissement de positions spéculatives, ce qui devrait, selon le communiqué de la compagnie, être effectif à la clôture des échanges de lundi.
La banque allemande Commerzbank a estimé que cette manoeuvre allait soutenir les cours, rappelant: "En août et septembre de l'année dernière, le CME avait presque doublé les marges initiales des contrats en quelques semaines, contribuant à leur dégringolade."
Les transactions exigent en effet des participants le versement d'une caution destinée à couuvrir les pertes possibles sur les échanges futurs, évitant ainsi un défaut de paiement de la part des acteurs du marché.
Mardi avait vu une poussée de fièvre de près de 1.5% aprèss que Ben Bernanke, président de la Réserve Fédérale des Etats-Unis, ait déclaré à Washington devant le comité budgétaire sénatorial que la récente baisse du taux des personnes recherchant du travail ne reflétait pas la faiblesse du marché de l'emploi, et que les prévisions économiquees demeuraient "incertaines".
Cette remarque a alimenté les rumeurs d'une troisième série d'achats d'actifs de sa part, désignées sous le nom d'assouplissement quantitatif, que la banque centrale pourrait toujours effectuer.
Les futures sur l'argent pour mars ont par ailleurs subi un repli de 0.23% sur la semaine pour grimper à 33.57 USD de l'once, et celles sur le cuivre à échéance identique ont perdu 0.66% pour se retrouver à 3.862 USD la livre dans le même temps.
Le CME Group a également annoncé la réduction des dépôts sur ces deux métaux, de 14% pour le premier et 13% pour le second.
Les ministres des finances de la zone euro devraient quand à eux se rencontrer mardi prochain afin de discuter du plan de sauvetage de la Grèce, qui devrait par la suite être approuvé par les créanciers internationaux, parmi lesquels le Fonds Monétaire International et la Banque Centrale Européenne.
Les observateurs attendront aussi pour la semaine à venir l'évaluation préliminaire du produit intérieur brut de la zone euro et du volume des ventes au détail des Etats-Unis, afin de juger de l'impact de la crise de la dette de la zone euro sur la croissance mondiale.
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